28 octobre : étape Éourres-Eygalayes

Et je l’ai vue, toute petite
Partir gaiement vers mon oubli

En souvenir d’une marcheuse sous l’orage
 
Départ difficile d’Éourres, avec le très chouette accueil au bar asso Remue Mes Meinges de la veille qui se prolonge en matinée. Et malgré l’orage qui menace, quatre marcheu.r.se.s quittent le village. C’est l’automne et les forêts de la vallée de la Méouge ont des couleurs d’incendie. Orage, incendie : la Nature est révolutionnaire, aujourd’hui ? Elle trempe les marcheu.r.se.s en tout cas.

À Eygalayes, celleux qui arrivent à destination n’ont qu’à faire sécher leurs vêtements. Bien calés, ils écoutent brièvement les infos sur France Q : alors que la speakerine annonce que Mahmoud Abbas appelle l’ONU à créer une force de protection du peuple palestinien, elle est coupée par un jingle. À la fin du jingle, suite des infos comme si de rien n’était…

Juste après, rencontre avec un chercheur en histoire qui nous conte ce qui est arrivé au maquis d’Izon-la-Bruisse. En février 1944, il comptait une centaine de maquisards, ce qui était important pour ce moment de la guerre. Il occupait quatre lieux sur la montagne d’Izon-la-Bruisse. Son chef était dans un château à 20 bornes. Quand les Allemands ont remonté la vallée pour démanteler le maquis, il a été alerté trois fois par des contacts. Il n’a pas réagi et plus d’un maquisard sur trois a été massacré par les Allemands aidés des Français de la division Brandebourg.

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